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Burkina Faso: le gouvernement annonce des actions urgentes contre le terrorisme

Le gouvernement burkinabè a annoncé mercredi soir lors de la réunion du Conseil des ministres des actions urgentes à mener dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, qui frappe ce pays de l’Afrique de l’Ouest depuis 7 ans et qui a fait plus de 2000 morts.

Dans le compte rendu du Conseil des ministres, présidé mercredi par le Chef de l’Etat, Paul-Henri Sandaogo Damiba, le gouvernement burkinabè a annoncé la suspension temporaire et la réorganisation des activités d’orpaillage et l’interdiction d’importation de certains produits spécifiques utilisés par les Groupes armés terroristes pour mener les attaques.

Selon la même source, les mesures de lutte contre la fraude seront renforcées de même que l’interdiction de transport du carburant dans des fûts dans les zones à forts défis sécuritaires.

Le gouvernement a également annoncé l’interdiction de l’utilisation d’engrais chimiques dans les zones à forts défis sécuritaires et la réorganisation de la vente du bétail.

”Ces mesures sécuritaires urgentes visent à créer un environnement favorable permettant aux populations d’avoir accès aux services sociaux de base, et aux services administratifs de l’Etat de jouer leurs rôles régaliens”, a déclaré le gouvernement burkinabé.

Depuis 2015, le Burkina Faso est la cible d’attaques terroristes ayant fait des victimes et des déplacés internes. Les violences jihadistes ont fait en sept ans plus de 2.000 morts et contraint au moins 1,8 million de personnes à fuir leurs foyers.

Le nouveau chef de l’Etat, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba qui a renversé fin janvier le président élu Roch Marc Christian Kaboré accusé d’être inefficace face au terrorisme, a fait de la question sécuritaire sa “priorité”.

Après une relative accalmie lors de sa prise de pouvoir, Damiba fait face depuis quelques semaines à une recrudescence d’attaques de groupes terroristes qui ont fait plus de cent morts, civils et militaires.

Début avril, le chef de l’Etat avait annoncé la création de comités locaux de dialogue avec des groupes jihadistes pour tenter d’enrayer les violences.

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