Pétrole : La Russie va réduire ses exportations de 500.000 barils par jour en août

La Russie entend baisser ses exportations de brut de 500.000 barils par jour (bpj) en août, une mesure qui s’ajoute à une réduction volontaire de la production de pétrole jusqu’à fin 2024, a annoncé, lundi, le vice-premier ministre russe chargé de l’énergie, Alexandre Novak.

Cité par l’agence TASS, le responsable a relevé que « Dans le cadre des efforts visant à équilibrer le secteur, la Russie réduira volontairement ses approvisionnements sur les marchés pétroliers de 500.000 barils par jour en août en réduisant ses exportations d’un volume spécifié ».

Cette mesure s’ajoute à une décision adoptée précédemment visant à réduire la production de pétrole de 500.000 bpj.

Parallèlement à l’annonce de la Russie, l’Arabie saoudite a décidé de prolonger la réduction volontaire de sa production d’un million de bpj pour le mois d’août. En vertu de cette décision, la production pétrolière de l’Arabie saoudite sera de neuf millions de bpj.

En février dernier, Alexandre Novak avait annoncé que la Russie réduirait volontairement sa production de pétrole de 500.000 bpj en mars, et ce jusqu’à la fin de l’année. En juin, Moscou a opté pour le maintien de cette stratégie jusqu’à la fin de 2024.

D’après Moscou, une telle réduction contribuerait à rétablir les relations de marché sur fond de l’introduction d’un mécanisme de plafonnement des prix de l’or noir russe.

Entré en vigueur le 5 décembre dernier, le plafonnement des prix du pétrole russe vise à restreindre les revenus de la Russie tout en s’assurant qu’elle continue à alimenter le marché mondial.

Le mécanisme prévoit que seul le pétrole vendu à un prix égal ou inférieur à 60 dollars le baril pourra continuer à être livré, et qu’au-delà, il sera interdit pour les entreprises basées dans les pays de l’UE, du G7 et en Australie de fournir les services permettant le transport maritime du brut.

En réponse à ce mécanisme, la Russie a introduit, fin décembre, une mesure interdisant la vente de son brut aux pays qui utilisent le plafonnement du prix du pétrole russe, et ce à partir de début février 2023.

Le 3 février, les pays européens sont parvenus à un accord sur l’introduction d’un prix plafond, fixé à 100 dollars par baril pour les produits pétroliers « premium-to-crude », tels que le diesel, le kérosène et l’essence, et à 45 dollars par baril pour les produits pétroliers « discount-to-crude », tels que le fioul et le naphta.

L’interdiction pour les pays de l’UE d’importer des produits raffinés du pétrole (diesel, essence, mazout, kérosène…) de Russie est entrée le 5 février 2023.

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