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Conflit en Ethiopie: Washington insiste sur des pourparlers politiques

L’envoyé spécial américain pour la Corne de l’Afrique, Mike Hammer, a souligné, samedi à Addis-Abeba, la nécessité de pourparlers politiques pour mettre fin au conflit dans le nord de l’Ethiopie.

L’envoyé spécial américain pour la Corne de l’Afrique a eu dans ce sens des entretiens à Addis-Abeba avec le vice-Premier ministre et ministre éthiopien des Affaires étrangères, Demeke Mekonnen, a affirmé l’ambassade des Etats-Unis à Addis-Abeba dans un tweet.

Les deux parties ont souligné “la nécessité de poursuivre les progrès pour assurer la fourniture sans entrave de l’aide humanitaire” et “l’établissement des responsabilités en matière de droits de l’homme et les pourparlers politiques pour mettre fin au conflit et parvenir à une paix durable”, a précisé l’ambassade sur son compte Twitter.

Fin juin dernier,le Parti de la Prospérité (PP) au pouvoir en Ethiopie a décidé d’entamer des pourparlers avec les rebelles du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) pour mettre fin au conflit dans le nord du pays.

Cette décision a pris en considération plusieurs questions, notamment l’importance de la paix pour le développement du pays et assurer le bon déroulement du dialogue national inclusif, selon le PP.

Les pourparlers de paix seront menés sous la direction et la coordination de l’Union africaine et devront être conforme à la Constitution et aux intérêts suprême du pays, selon le gouvernement fédéral qui avait nommé une équipe de “négociation de paix” présidée par le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, est composée de Gedion Timothewos, ministre de la Justice, Temesgen Tiruneh, directeur général du Service national de renseignement et de sécurité (NISS), l’ambassadeur Redwan Hussine, conseiller à la sécurité du Premier ministre Abiy Ahmed, le lieutenant-général Berhanu Bekele, l’ambassadeur Hassan Abdulkadir et Dr Getachew Jember.

La mi-juin, le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé devant les membres du Parlement que son gouvernement “veut la paix avec tout le monde”.

L’Etat régional du Tigray est en proie à un conflit depuis novembre 2020, lorsque l’armée fédérale éthiopienne avait mené une offensive contre les dissidents du TPLF, après avoir attaqué le Commandement Nord de l’armée éthiopienne et pris en otage plusieurs officiers supérieurs.

En mai 2021, la Chambre des Représentants du peuple (Chambre basse du parlement éthiopien) avait approuvé à la majorité la désignation du TPLF comme “organisation terroriste”.

Après une présence de huit mois au Tigray, le gouvernement fédéral avait décrété un cessez-le-feu unilatéral et inconditionnel dans cet Etat régional éthiopien et décidé de retirer ses troupes de la région.

Depuis cette date, le gouvernement éthiopien ne cesse de dénoncer les atrocités et les attaques commises par les rebelles du TPLF notamment dans les Etats régionaux voisins du Tigray, Amhara et Afar.

Selon l’ONU, le conflit dans le nord de l’Ethiopie aurait fait plusieurs milliers de morts et plus de deux millions de déplacés qui vivent dans des conditions précaires.

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