Développement agricole : le Maroc booste sa coopération internationale

De son voisinage aux terres lointaines, le Maroc est décidé à booster sa coopération agricole au niveau international, en vue de renforcer sa contribution à la sécurité alimentaire mondiale, promouvoir les bonnes pratiques et conquérir de nouvelles perspectives.

En marge de sa participation à la 43ème session de la Conférence de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural, des Eaux et Forêts, Mohamed Sadiki, a tenu une série d’entretiens avec nombre de ses homologues en Afrique, en Europe, en Amérique Latine et en Australie. L’objectif : Stimuler davantage la collaboration bilatérale et multilatérale dans le domaine agricole.

Le rôle du Maroc dans la sécurité alimentaire au niveau régional a notamment été au centre d’une entrevue, tenue samedi à Rome, entre Sadiki, et son homologue espagnol, Luis Planas.

La rencontre a été l’occasion d’examiner plusieurs questions d’intérêt commun, aux niveaux national et régional, notamment les chaines de valeurs, l’eau, l’irrigation et la santé animale et végétale.

« L’un des pays les plus développés en Afrique, le Maroc peut jouer un rôle central dans l’éradication des problèmes liés à la faim et à la sous-alimentation dans le continent », avait affirmé à la MAP le ministre espagnol, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union Européenne.

De son côté, le ministre marocain a fait savoir que ces entretiens ont également permis de mettre en avant l’importance de l’accord sanitaire maroco-espagnol, qui garantit un flux et une dynamique rapide des échanges commerciaux dans le secteur entre les deux pays et naturellement entre l’Afrique et l’Europe, soulignant l’importance de la coopération triangulaire pour relever les défis auxquels fait face le bassin méditerranéen.

Sadiki a, par ailleurs, réitéré au responsable espagnol l’engagement du Royaume dans les questions liées à la sécurité alimentaire aux niveaux national et régional, une question urgente à laquelle le Maroc accorde une importance primordiale.

Au niveau africain, le ministre a échangé avec son homologue ghanéen, Bryan Acheampong, qui a exprimé la volonté de son pays de bénéficier de l’expérience pionnière du Royaume, qui a réalisé des avancées notables

« Doté d’une grande expertise, le Royaume a énormément à partager avec les pays du continent, notamment le Ghana », avait-il affirmé à la MAP, exprimant sa volonté de renforcer davantage la coopération entre Rabat et Accra dans le domaine agricole pour saisir mutuellement les opportunités dont regorgent les deux pays.

De son côté, le ministre équato-guinéen, José Juan, a affirmé, à l’issue de son entretien avec Sadiki, la ferme détermination de son pays à soutenir le Maroc dans toutes ses initiatives pour l’Afrique, se félicitant du niveau de la collaboration agricole entre Rabat et Malabo.

Leur homologue ougandais a, à son tour, assuré sa disposition d’aller vers l’avant avec le Maroc pour relever les défis agricoles au bénéfice des intérêts mutuels des deux pays et du continent.

Pour relever ses grands défis, dont la résilience face à la sécheresse, le Maroc renforcera également sa coopération avec l’Australie, qui partage la même problématique.

D’après le ministre australien, Murray Watt, les deux pays partagent, malgré la distance, des défis en commun, notamment la durabilité des systèmes agroalimentaires, faisant part de sa ferme volonté d’approfondir la coopération bilatérale dans ce domaine.

Par ailleurs, Sadiki a convenu avec son homologue brésilien, Paulo Teixeira, de renforcer leur coopération bilatérale en matière de développement agricole, à travers notamment la promotion de la recherche et de l’innovation, « outils primordiaux pour l’adaptation et la résilience des systèmes alimentaires ».

« Il est très important pour nous de renforcer la collaboration avec le Maroc », a déclaré à la MAP Teixeira, saluant le “modèle agricole marocain qui repose sur une approche intégrée englobant plusieurs aspects, dont la technologie et la recherche”.

Dans ce sens, le responsable brésilien a évoqué les efforts continus du Royaume en matière de dessalement de l’eau et de traitement des eaux usées, qui s’imposent comme des solutions optimales au changement climatique.

Selon la FAO, une bonne gouvernance pour la sécurité alimentaire et la nutrition s’impose à tous les niveaux, mondial, régional et national. Elle exige que la communauté internationale coordonne et mobilise un appui significatif, sous la forme d’une aide humanitaire ou d’une aide au développement, aux niveaux national, bilatéral ou multilatéral, et selon les priorités identifiées par les pays. “Le Maroc est sur la bonne voie”, d’après ces différents ministres.

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