Talbi Alami plaide pour une volonté africaine commune face aux défis entravant le développement en Afrique

Le président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami a plaidé, jeudi à Rabat, pour une volonté africaine commune et une mutualisation des efforts face aux défis entravant les dynamiques de développement en Afrique.

Intervenant à l’ouverture des travaux d’un colloque parlementaire africain organisé par la Chambre des représentants sur  »la coopération parlementaire africaine face aux défis lancinants », il a relevé que  »les défis posés en Afrique ne nécessitent pas un grand effort pour leur diagnostic mais surtout des réponses collectives, de l’intelligence collective et davantage de mobilisation et ce, en vue de défendre les intérêts du continent africain dans un contexte marqué par la montée des égoïsmes continentaux comme cela a été constaté lors de la flambée de l’épidémie du Covid-19 ».

Il a cité en tête des défis, la résurgence des conflits internes dans certains pays, notant que l’Afrique est le théâtre des contentieux les plus graves et les plus compliqués, aggravant encore les fragilités, surtout dans un contexte géopolitique propice aux milices terroristes et aux tentations séparatistes qui entravent les processus de développement, d’édification démocratique et institutionnelle ainsi que la stabilité et la paix.

Face à cette situation, Talbi Alami estime que les parlements africains sont appelés à plaider en faveur d’une stratégie internationale urgente contre le terrorisme en Afrique tout en s’activant en même temps à promouvoir un développement local dans les pays concernés basé sur un partenariat qui rompt avec les approches obsolètes et favorise au contraire la création des richesses et de l’emploi.

Tout en relevant la corrélation entre le défi sécuritaire et la sécurité alimentaire en Afrique, il a indiqué que la guerre en Europe de l’Est a révélé l’ampleur de l’impact de la situation géostratégique internationale sur la souveraineté alimentaire en Afrique.

Après avoir mis en avant les ressources et les immenses potentialités naturelles et humaines en Afrique, le président de la Chambre des représentants a souligné  »la nécessité d’avoir confiance dans nos potentialités ainsi que l’importance de la coopération Sud-Sud, outre le fait que l’Afrique se présente comme le continent de l’avenir et des opportunités prometteuses ».

 »Autrement, pourquoi ce continent fait-il aujourd’hui l’objet d’une féroce concurrence internationale comme en témoigne certains mécanismes dédiés en apparence au partenariat avec l’Afrique ?, s’est-il interrogé, avant de conclure en plaidant pour la coopération, la solidarité et un partenariat équitable, à l’appui des enseignements de l’histoire, des guerres et des crises et aussi dans le respect des spécificités culturelles et institutionnelles ainsi que la culture africaine en tant que levier de développement.

Pour sa part, la présidente de la commission des Affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des Marocains résidant à l’étranger, Nadia Bouaida, a indiqué que l’Afrique a toujours été un espace historique et géographique pour le Maroc, à l’origine d’ailleurs de la conception de la politique africaine du Royaume qui s’appuie sur les valeurs de la crédibilité et la solidarité tout en plaçant le citoyen africain au cœur du développement.

Et de souligner l’apport et la portée de la vision clairvoyante du Roi Mohammed VI en faveur de la coopération Sud-Sud, surtout entre les pays africaines, érigée en tant que choix stratégique englobant tous les aspects du partenariat bilatéral et multilatéral ainsi que les volets social, économique, diplomatique, sécuritaire, militaire, culturel, religieux, sportif et humanitaire.

Il s’agit d’un projet fondé sur un choix stratégique du Royaume qui explique d’ailleurs la solidité des liens entre le Maroc et le continent africain, a-t-elle soutenu, assurant que le Maroc est plus que jamais bien déterminé à resserrer cette coopération pour promouvoir le développement et la prospérité en Afrique.

Évoquant le thème de ce colloque, Nadia Bouaida a affirmé que les parlements africains ont un rôle à jouer face aux défis de développement posés en Afrique (défis naturels, climatiques, démographiques, sécuritaires, sanitaires, agricoles, éducatifs, culturels et socio-économiques).

D’où, pour elle, l’importance des recommandations et conclusions de ce colloque dans la définition d’une stratégie adéquate face aux défis du développement, plaidant dans la foulée pour une consolidation de la coordination entre les parlements africains et une implication de l’administration et des entreprises dans cet effort.

Ce colloque de deux jours s’inscrit dans le cadre de la diplomatie parlementaire ainsi que l’engagement du Maroc sous la conduite éclairée du Roi Mohammed VI en faveur de la promotion de la coopération et de la solidarité en Afrique.

Les participants, des présidents des commissions des Affaires étrangères dans les parlements africains, des experts et des chercheurs, discuteront de trois principaux sujets à savoir  »la contribution parlementaire en faveur de la promotion de la paix et de la sécurité en Afrique »,  »les défis en matière de sécurité alimentaire en Afrique » et  »le rôle des commissions des Affaires étrangères dans la consolidation de la coopération panafricaine ».

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