Des adolescents exploités sexuellement depuis leurs chambres, chez leurs parents

 

Aujourd’hui, les adolescents peuvent être exploités sexuellement dans leurs chambres, chez leurs parents, cela nous concerne tous, parce qu’on a tous une petite sœur, cousine ou juste une petite qu’on kiffe, alors imaginez-vous maintenant qu’il y a un pédophile qui lui envoie des messages genre « envoie moi des photos coquines et tu gagneras beaucoup d’abonnés ». On est d’accord, il y a de quoi péter un câble.


Nous n’allons pas cracher dans la soupe, en disant que les réseaux sociaux ne servent à rien, vu qu’on connait tous leurs bons côtés, comme le fait de s’informer, de rester en contact avec les gens qui sont loin, ou même encore se divertir, mais ce qu’on a tendance à oublier, c’est à quel point cela peut être dangereux pour les plus jeunes d’entre nous, oui, fatalement ils sont beaucoup plus vulnérable.

La vérité c’est qu’il y a un monde souterrain sur Instagram, dans lequel on n’a pas idée du nombre d’ados qui se font exploiter sexuellement, sans véritablement en avoir conscience. Bon , maintenant on le sait, qui dit Intagram, dit abonnement, followers, et ainsi de suite, et on a plein de filles qui sont prêtes à tout faire, pour ses pairs sur cette plateforme, et cela est une aubaine pour plein d’adultes pervers, bien malades.

Il y a un an, des journaux sont tombés sur une story qui disait : « envoyez-moi des liens child-porn », choqués, ils ont décidé d’enquêter, et ils ont découvert des pages chout out, des pages Instagram qui publie des photos d’autres Instagrameurs, en les taguant, c’est une façon de gagner de la visibilité et d’accroître le nombre de followers. Ces pages-là, ont souvent une thématique du style : « les femmes soldats, les beaux gosses renois… ». Mais, il y a aussi des pages spéciales adolescentes avec des photos de jeunes filles dénudées qui se posent en bikini, en string, ou même  vêtues simplement d’un short.

 

En fait, ce qui se passe c’est que les administrateurs de ce genre de pages jouent clairement sur la vulnérabilité, et sur la naïveté de ces jeunes filles. Alors ces journaux ont décidés de créer un faux profil Instagram d’une fille de 14 ans qui s’appelle Amelia, et quelques heures après s’être abonné à un compte chout out, elle reçoit un message de l’administrateur, qui lui demande de se poser nue, en lui donnant des conseils de mode du genre « si tu montres ta zone intime (pour ne pas être aussi impudique que lui), écarte bien les jambes, et si tu décides de prendre des photos de ta poitrine, fait en sorte qu’elle soit bien visible ».

 

A rappeler, le monsieur sait que l’ado n’a que 14 ans. Dans l’expression pédophile pervers, personne ne pourra faire mieux. Le monsieur lui explique qu’il est un homme adulte, et sur sa page, il a plein de photos de filles, tout âge confondu, qui se posent de manière indécente. Amélia reçoit un message d’un gars qui dit avoir 18 ans, et qui lui demande si elle vend des photos d’elle, parce qu’il y a moyen de se faire un max de thune avec, et qu’elle ne doit surtout pas s’inquiéter parce que si il y a quelqu’un qui doit avoir des problèmes, se sera lui, et le mystère, désolée de vous le dire, c’est qu’il y a vraiment des filles qui le font, et tombent dans le panneau, généralement elles se font payer par virement paypal.

 

L’une d’entre elles, interrogée, par le faux compte d’Amelia, lui un peu présenté ses tarifs, 30 dollars pour 2 photos de ses fesses, 45 dollars pour 6 photos de sa poitrine, et là ou on peut être choqués, c’est qu’elle propose la vidéo de son dépucelage pour 160 dollars, et pour le packaging, ce sera 300 dollars.

 

Pour tous ceux qui vont dire que c’est consenti, et que chacun est responsable de ses actes etc, pour rappelle, même si une ado envoie des photos de ce genre, de sa propre initiative, dans plusieurs pays du monde, la publication de photos sexuellement explicites de mineurs sur le web est illégale, et la personne qui télécharge la photo est également punissable, même le simple fait de posséder ce genre d’images est passible d’une peine de prison de maximum un an, et pour ce qui est de la distribution ou de la production, c’est un maximum de 5 ans.

Comme l’explique Neils Van Paemel de Child Focus, la sexualisation des jeunes en ligne ne fait qu’augmenter sur les réseaux sociaux, on leur disant, que le sexe fait vendre, c’est simplement comme cela qu’on a les passes chout out qui sont créés. Beaucoup d’abonnés qui renforcent le modèle commercial, collaborent avec des nudefluencers, des influenceurs qui utilisent le sexe comme appât, et même avec la tolérance zéro, face à l’exploitation des enfants et la politique défendue par META, la société mère d’Instagram, le 17 avril de cette année, une enquête menée par the gardien, nous informe que Instagram ne parvient pas à supprimer les comptes qui attirent des centaines de commentaires à caractère sexuel sur des photos d’enfants en maillot de bain, ou en tenues partielles même après le signalement.

Comme l’explique Andy burrows, responsable de la sécurité en ligne pour la NSPCC, ces comptes sont de véritables vitrines pour les pédophiles. On est clairement dans une forme d’exploitation sexuelle en ligne aujourd’hui. Selon child focus, 9 millions d’images d’abus sexuels sur mineurs, sont partagées chaque jour dans le monde entier, et les réseaux sociaux y contribuent, comme l’explique un article de the center, “sur les réseaux sociaux, on se sent en sécurité, puisqu’on est à distance, on se dit qu’on ne va jamais être aperçu , du coup, ce sera beaucoup plus facile d’interagir avec un inconnu, et ce même gars peut avoir toutes informations sur sa cible, rien qu’en regardant son profil, donc, ce sera plus facile de créer un lien avec elle et à orienter la conversation”.

 

Quand on est jeune, on tombe facilement dans le panneau, une fois la confiance et le lien sont établis, le prédateur sexuel peut alors commencer à entrer dans une conversation de nature beaucoup plus sexuelle, il va tout doucement, surpasser pour un ami, pour un amoureux, et c’est là qu’il commencera à demander à l’enfant des photos assez osées, ou de participer à des actes sexuels explicites via des live. Une fois que le jeune ait envoyé ses contenus, le prédateur capture souvent ces vidéos ou utilise ces images offertes, dans du chantage pour que le jeune se livre à d’autres actes sexuels, et par peur, certains acceptent.

 

Heureusement, il existe des organisations comme child focus, le bice ou be safe, qui vont faire en sorte que la loi soit appliquée et que ces images soient retirées du net. Il faut juste ne pas avoir peur d’en parler parce qu’il ne faut jamais oublier qu’une victime n’est jamais coupable.

Mais finalement, ce qu’il faut retenir, c’est que quel que soit l’âge, il faut rester conscient des risques des réseaux sociaux.

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