La MONUSCO dénonce l’attaque de ses locaux à Goma en RDC

La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en république démocratique du Congo (MONUSCO) a dénoncé “vigoureusement” l’attaque lundi de ses locaux à Goma, dans le Nord-Kivu, “perpétrée par un groupe de pilleurs en marge d’une manifestation qui, de surcroît, a été interdite par le Maire de la ville de Goma” (est).

 

“La Mission est très préoccupée par ce très grave incident qui intervient au lendemain de propos hostiles et de menaces non voilées émis de la part d’individus et groupes à l’encontre des Nations Unies”, souligne la mission dans un communiqué publié sur son site officiel.

 

“La MONUSCO rappelle que ses locaux sont inviolables en vertu de l’Accord sur le statut des Forces entre les Nations Unies et le Gouvernement de la République démocratique du Congo (SOFA), ainsi que la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies de 1946”, précise le texte.

 

Le Représentant spécial adjoint en charge des opérations et chef de mission par intérim, Khassim Diagne “appelle à l’apaisement et à la retenue”, ajoute le communiqué.

“Les incidents de Goma sont non seulement inacceptables mais totalement contreproductifs. La MONUSCO est mandatée par le Conseil de sécurité pour accompagner les autorités à protéger les civils. Elle se tient aux côtés des populations et appuie les forces de défense et de sécurité nationales dans leur lutte contre les groupes armés. La Mission appuie aussi les autorités congolaises dans leurs efforts qui visent à restaurer l’autorité de l’Etat”, a déclaré Diagne, cité dans le communiqué.

 

“Ce n’est pas dans le chaos et la confusion ou la division que nous ferons des avancées vers la stabilisation et la paix”, a ajouté Diagne.

 

“La MONUSCO invite les autorités congolaises, les acteurs politiques, la société civile et toutes les forces vives de la RDC à dénoncer ces actes de pillage. La Mission se tient à leur disposition pour continuer de travailler ensemble à restaurer la paix et la sécurité avec les institutions nationales et provinciales”, conclut le communiqué.

 

Hier , lundi, des centaines des manifestants avaient pris d’assaut le quartier général de la Monusco à Goma et sa base logistique en exigeant le départ des Casques bleus de la RDC.

 

Ces manifestants ont ensuite cassé des vitres, des murs et pillé des ordinateurs, des chaises, des tables et des objets de valeur.

 

Mardi, les médias ont rapporté la mort de cinq manifestants tués à Goma, dans l’est de la RDC, au deuxième jour de manifestations contre la MONUSCO.

 

Les mêmes sources qui citent la police indiquent que trois membres de la mission des Nations unies et sept manifestants ont été également tués à Butembo, troisième ville du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.

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