Le Maroc appelle à une position unie et ferme face à la profanation du Saint Coran

Le Maroc a appelé, mardi à Genève, le Conseil des droits de l’homme (CDH) à agir avec unité et intransigeance face à la profanation récurrente du Saint Coran, qui porte atteinte aux sentiments de plus d’un milliard de musulmans.

À l’occasion d’un débat d’urgence sur les actes de haine religieuse, qui se manifestent par la profanation récurrente du Saint Coran, en marge de la 53e session du CDH, l’ambassadeur représentant permanent du Maroc à Genève, Omar Zniber, a souligné que ce débat ne porte pas sur un aspect religieux, mais sur le respect des droits de l’Homme, et notamment la liberté de conviction, que l’on ne saurait sacrifier face à la liberté d’expression.

 »Le combat contre la radicalisation, l’extrémisme, l’obscurantisme et la violence ne doit en aucun cas être sélectif. Ces manifestations doivent être condamnées sans équivoque », a lancé Zniber, relevant que  »c’est dans cet esprit que le Royaume du Maroc appelle le Conseil à ne pas se diviser et à faire montre d’une unité et d’une volonté commune, en faisant valoir la sagesse qui devrait conduire nos positions sur des sujets aussi sensibles ».

Le Maroc, fervent défenseur des droits de l’Homme, s’est toujours attaché à une expression libre et sans entrave des opinions, quelles qu’elles soient, a-t-il rappelé, notant toutefois que le Royaume réaffirme, sans cesse, son engagement indéfectible en faveur de la promotion des valeurs du respect mutuel, de la tolérance, de la coexistence, de l’acceptation de l’autre et de la culture de paix.

Cette culture de la paix est la raison d’être même de Nations Unies, car elle incarne les trois piliers qui guident son action, a fait valoir le diplomate, estimant que le chemin vers la paix implique inévitablement le respect des valeurs sacrées des religions.

 »Cependant, nous sommes clairement devant une récurrence de faits qui ne relèvent aucunement de la liberté d’expression, mais bel et bien d’une offense inacceptable et irresponsable à l’endroit de près d’un milliard de musulmans de par le monde et qui sont perpétrées de manière délibérée au cours des périodes les plus importantes du calendrier musulman », a-t-il déploré.

Les principes de tolérance et les valeurs universelles nécessitent d’abandonner la logique du double standard pour satisfaire les opinions de quelques uns, tout en manifestant si peu de respect envers les croyances de près d’un cinquième de la population mondiale, a soutenu Zniber. « Ils nécessitent d’agir avec la même intransigeance et fermeté devant toute atteinte aux symboles sacrés des religions et aux sentiments de leurs adeptes. »

Le Maroc a condamné de la manière la plus vigoureuse cette offense et a rejeté cet acte inadmissible, qui heurte la sensibilité de plus d’un milliard de musulmans, et à même d’attiser la colère et la haine entre religions et peuples, a-t-il rappelé, estimant que « cet acte inacceptable et irresponsable va à l’encontre de la raison, car aucun esprit rationnel ne voit de bénéfice à offenser un seul individu, encore moins à causer du tort à toute une population. »

Et de conclure que le plan d’action de Rabat, la résolution présentée par le Maroc et adoptée par l’Assemblée Générale sur la lutte contre le discours de haine, le Forum de l’Alliance des civilisations tenu à Fès, en plus de l’appel d’Al Qods lors de la visite historique du Pape François au Maroc, sont autant de preuves de l’attachement fondamental du Royaume, sous la conduite éclairée du Roi Mohammed VI, pour un dialogue interconfessionnel sincère, dans la tolérance, le respect et l’acceptation de l’autre, sans discrimination aucune, sur une base quelconque.

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