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L’offre du gouvernement d’augmenter les salaires… la réponse des syndicats

 

Les centrales syndicales ont exprimé leurs observations et apporté les modifications qu’elles attendaient à la présentation gouvernementale présentée par le chef du gouvernement aux secrétaires généraux de ces syndicats à l’occasion de Fatih 2022, tout en maintenant les canaux de communication entre les deux parties pour parvenir à un accord signé. accord dans les plus brefs délais.

 

Plus d’un point de l’offre gouvernementale a été fortement rejeté ou réservé par les syndicats, notamment en ce qui concerne les salaires et les indemnités familiales et les aspects liés au fait de lier la deuxième augmentation du salaire minimum à l’acceptation d’amendements à certaines lois.

 

L’offre du gouvernement comprenait deux volets. Le premier est le projet de charte nationale pour institutionnaliser le dialogue social à l’horizon de parvenir à une loi qui l’encadre, tandis que la seconde partie comprend des propositions pour une augmentation des salaires.

 

Dans un deuxième volet, le gouvernement a proposé d’augmenter le salaire minimum dans le secteur public de 3 300 dirhams à 3 500 dirhams, tout en instaurant un congé paternité. Augmenter le salaire minimum dans le secteur privé de 10 %, réparti sur 5 % en septembre et 5 % en septembre de l’année prochaine.

 

Le gouvernement est revenu sur son engagement de mettre en œuvre l’unification du salaire minimum dans le secteur agricole et du salaire minimum dans les autres secteurs, où il devrait atteindre une augmentation de l’ordre de 10 % en septembre prochain, pour être pleinement unifié en 2028.

 

Le gouvernement a proposé d’augmenter de 30 % le soutien aux syndicats.

 

Aujourd’hui, vendredi, l’Union marocaine du travail a mis fin à une réunion de ses dirigeants, et l’offre a été rejetée, et le syndicat a demandé au gouvernement d’améliorer l’offre et de l’améliorer au profit des salariés.

 

A cet égard, El Miloudi Mokharik, secrétaire général de l’Union marocaine du travail, a déclaré que cette dernière était conservatrice depuis le début sur le contenu de l’offre, et a estimé qu’elle n’était pas à la hauteur des ambitions des travailleurs et du syndicat .

 

L’Union marocaine du travail a publié ce soir, vendredi, un communiqué exprimant ses réserves sur l’offre du gouvernement dans le cadre du dialogue social, et a estimé qu’elle n’était pas à la hauteur des attentes.

 

La Confédération marocaine du travail estime que le gouvernement a lié certaines mesures et revendications, telles que l’augmentation de la deuxième tranche du salaire minimum et de la pension de vieillesse au secteur privé, à des modifications structurelles et juridiques, comme “une sorte de chantage et pré-direction et ouverture des intentions derrière les propositions.”

 

La Centrale a exprimé son étonnement que le projet d’accord inclue une augmentation de 30 % du montant des aides allouées aux centrales syndicales, une proposition qu’elle appelle à son retrait.

 

Le syndicat a souligné que les négociations avec le gouvernement se poursuivaient afin d’améliorer son offre.

 

Les dirigeants de la Confédération démocratique du travail, à leur tour, se sont réunis pour délibérer sur l’offre et ont enregistré une grande réserve sur son contenu.

 

Younes Firachine, membre du bureau exécutif de la Confédération démocratique du travail, a souligné que les contacts sont toujours en cours avec le gouvernement après les observations et les réserves exprimées par la confédération.

 

Les points de discorde les plus importants entre les deux parties sont liés à l’augmentation du salaire minimum, aux allocations familiales et à l’impôt sur le revenu.

 

Le gouvernement a stipulé que la deuxième augmentation du salaire minimum ne devrait avoir lieu qu’en révisant d’abord le Code du travail, et un différend a éclaté concernant la réduction de l’impôt sur le revenu.

 

Le 21 février 2022, le Premier ministre Aziz Akhannouch a demandé aux centrales syndicales et à la Confédération générale des entreprises du Maroc de tenir les premières séances de dialogue social, et d’engager une nouvelle réflexion pour institutionnaliser le dialogue social pour qu’il soit contraignant pour tous.

 

Akhannouch a souligné que le gouvernement veut contribuer à l’émergence d’une nouvelle charte du dialogue social, suite à la volonté de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, entre le gouvernement et les partis sociaux, contribué à stabiliser les conditions économiques et conduire au développement social, sans nuire à aucune des parties.

 

Après avoir annoncé le lancement du dialogue social, gelé depuis des années, le Comité du secteur public pour le dialogue social, présidé par le ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de la transition numérique et de la réforme de l’administration, Ghaith Mezoor, a tenu la première réunion avec le Syndicat Marocain du Travail le 9 mars 2022.

 

 

 

 

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